mardi 4 septembre 2007

Spiritualité en crise - Critique de livre


Étant donné que c'est le premier article que j'intitule "critique", je vais commencer par eclaircir une chose: une critique n'est pas forcément négative. Une critique peut être négative, mais elle peut aussi bien être positive, contrairement à l'emploi populaire de ce terme.

Bref, je propose ici une critique, "review" en anglais, d'un livre que j'ai lu dernièrement, intitulé "Spiritualité en crise" (ou "Reckless Faith", dans la langue originale).
L'auteur de ce livre est John MacArthur, qui n'a plus vraiment besoin d'être présenté.

Je dois dire que je n'aurais pas nécessairement acheté ce livre à prioris, mais il m'a été donné, alors autant le lire. J'ai une longue liste d'ouvrages qui me passionnent, ou que je devrais lire pour une raison ou une autre, et peu d'entre eux sont de M. MacArthur. Mais c'est le sujet qui m'a poussé à réviser mon choix. Si je devais traduire le titre original littéralement, ça donnerait quelque chose comme : "la foi insouciante", ou "imprudente". Il me semble que c'est vraiment d'actualité. Le mot à la mode dans nos milieux dits chrétiens, et tant mieux, est "discernement". Il me semble qu'un tel titre mérite qu'on s'y attarde un peu.

L'auteur commence par expliquer le besoin d'écrire à ce sujet, face à l'abandon de la raison et de la foi fidèle. Il donne ensuite des lignes directrices pour une foi juste et vraie, une "formule biblique pour le discernement" (traduction libre, mon livre est en anglais).

Il décrit ensuite les points fondamentaux de la foi biblique (mentionnant régulièrement un ouvrage de ce nom en anglais, "the fundamentals").
Il mentionne quelques échecs de la foi, des occasions dans lesquels des hommes ont embrassés une fois imprudente.

Deux appendices concluent ce livre:
- L'église catholique romaine change-t-elle?
- La théologie du discernement de Jonathan Edwards.

C'est une lecture à la fois instructive et captivante, si on garde en mémoire le danger qui menace la foi biblique, autant dans le passé qu'aujourd'hui.
Des hommes ont tenu ferme dans l'histoire de l'Église, que Dieu a utilisé pour nous léguer une foi fidèle à la Parole. Qui tiendra dans ce combat aujourd'hui?

lundi 13 août 2007

De bons outils: L'épée électronique



Je suis certain de susciter une certaine curiosité avec un titre pareil... Le petit garçon en nous a sûrement déjà une image de sabre Jedi en tête. Malheureusement...
Vous connaissez certainement déjà tous le fameux et très utile logiciel "La Bible Online". Il y a plusieurs applications gratuites qui peuvent être téléchargées gratuitement, et on peut aussi acheter la version complète, qui est mise à jour régulièrement.
J'utilise fréquemment Bible Online, ainsi qu'un autre logiciel, eSword, ou épée électronique, traduction libre. Ce logiciel fait parti de la liste de liens sur ce blog, mais je me suis dit que j'allais attirer votre attention dessus.

Il s'agit d'un logiciel très ressemblant à l'autre, mais avec quelques différences notables.
Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle: la bonne est qu'il y a beaucoup de ressources, en plus de nombreuses bibles, des commentaires, dictionnaires, même plusieurs livres électroniques, mais tout ce trésor est en anglais. Je me fais un devoir de partager autant que possible des ressources francophones sur ce blog, mais ceux d'entre vous qui maitrisez l'anglais, faites-vous plaisir.

Cependant, il y a une version de la Bible Segond et Darby en français, plusieurs versions grecques, avec ou sans les numéros Strong, la même chose en hébreu, bref, beaucoup de bonnes choses.
Et même si quelques ressources sont payantes, la plupart du matériel est gratuit (c'est un des grands avantages d'eSword).
Vous pouvez télécharger le module de base, et ensuite ajouter tout ce que vous estimez utile.
Il y a même une version pour pda (pocket pc, handheld, assistant numérique personnel, appelez ça comme vous voulez), ce qui est très utile (pour les non- palm seulement, je crois).

Bref, à vous de découvrir!





  • Une bonne réflexion sur la louange, menée par un des anciens membres de Hillsong.
  • Je commence à comprendre pourquoi certaines personnes n'aiment pas les chats...
  • Pour les plus nostalgiques d'entre vous, voilà de quoi vous replonger dans vos lointains souvenirs... à consommer avec modération!

mardi 31 juillet 2007

La durée de vie d'un membre dans une église


J'aimerais faire suite dans cet article à celui qui le précède, "la durée de vie d'un pasteur".
La réalité affligeante du pastorat à court terme est accompagnée, peut-être sans surprise, de celle des membres à court terme, à savoir le fait que les chrétiens qui fréquentent une église locale sont prêts à la quitter rapidement, sous différents prétextes.
Je ne cherche pas ici à faire la liste des raisons valables, et celles qui ne le sont pas, pour démissioner d'une assemblée, mais plutôt se poser la question pourquoi est-ce que ce phénomène grandi.

Ce n'est pas sujet nouveau. Depuis quelques années déjà, on voit ce genre d'évènements se multiplier. Je me rappelle de la parution du livre de Joshua Harris, en 2004, "Stop dating the church", (cesse de "fréquenter" l'église - allusion au terme de relation amoureuse).
Malgré ma courte expérience dans mon églies actuelle (changer de continent EST une bonne raison pour changer d'église!!!), j'ai été témoin de plusieurs situations dans lesquelles les membres décidaient de quitter l'église, que ce soit pour joindre l'église voisine, ou pour s'éloigner de l'Église ("e" majuscule).
C'est toujours une occasion de poser des questions, et de remettre certaines choses en question, surtout si on connait la cause du départ, mais c'est aussi à chaque fois un sujet de tristesse.

Je ne prétens pas faire une liste exhaustive des explications, mais certaines raisons me viennent en tête pour essayer de répondre à ce problème - parce que c'est un problème!

1 - C'est possible! Ça peut paraitre simpliste, mais changer d'église est possible, et surtout ici en amérique du nord, principalement dans les centres urbains. Il y a couramment plus d'une église dans une même ville, alors changer d'église est possible, même presque facile. Dans le passé, ou dans d'autres régions du monde, ce n'est pas une possibilité. Il y a une église (c'est déjà un exploit), et c'est tout. Ça me rappelle mon expérience dans les écoles bibliques que j'ai fréquentés. La première, avec plus de 40 étudiants, n'était pas vraiment un défi au niveau des relations. Si je n'aime pas quelqu'un, je peux l'éviter, et il y a plein d'autre monde. Dans la deuxième, on était 12-15. Et tous ensemble, toute la journée, dans un seul batiment. Pas moyen de s'éviter. Il fallait alors apprendre à vivre ensemble, même si ça n'était pas toujours facile.
Est-ce qu'on est dans cette situation parfois, et qu'on préfère tout simplement aller voir ailleurs quand tout n'est pas rose? C'est peut-être un élément de réponse.

2 - C'est l'exemple qu'on reçoit souvent! Je fais ici référence à l'article précédent. Si un membre observe le manège des pasteurs, qui vont et viennent au fil des ans, c'est l'enseignement (quoique non verbalisé) qu'il reçoit. Je ne m'éterniserait pas sur ce point, mais c'est un bon sujet de réflexion pour les pasteurs, afin de veiller sur notre conduite, et sur ce qu'on enseigne à propos de l'église.

3 - Le manque de communion. Encore une fois, ce n'est pas une flèche gratuite que je lance ici, mais simplement un constat de ce que j'ai observé. Pour chaque cas dont je peux me rappeler, il s'agit de quelqu'un qui a accululé des griefs au fil des ans, et qui décide un jour que la coupe est pleine. En parler aurait peut-être pu changer quelque chose, et s'expliquer avec les bonnes personnes aurait peut-être pu crever l'abcès. Un seul cas dont je me rappelle ne s'est pas vraiment passé comme ça, mais plutôt sur une divergence d'opinion, mais encore une fois, la relation et le dialogue étaient les deux grands absents.

Je m'arrête là, le but de l'article n'étant pas de répondre à la question, mais plutôt de susciter la réflexion, pour nous amener à changer notre manière de faire, si besoin, et être attentif et disponible aux autres, pour prévenir avant qu'il ne faille guérir.





Infos:

  • Il semble que la situation des otages chrétiens sud-coréens ne provoque pas la même réaction partout, selon cet article.
  • Un nouveau film va sortir, The Ten, il s'agit d'une caricature des 10 commandements donné par Dieu à Moïse. Les réactions sont mitigées, et je trouve que c'est une abbération.
  • Une histoire farfelue dans la France catholique, narrée par Sébastien Fath, avec humour et grand sérieux, comme toujours. À lire!

vendredi 20 juillet 2007

La durée de vie d’un pasteur dans une église


Je traite aujourd’hui d’un sujet qui n’a pas de lien direct avec la prédication, mais qui touche la vie d’église et le ministère pastoral.

J’ai récemment lu un article sur le net (http://timmybrister.com/2007/07/19/to-be-a-misfit-in-a-world-of-impermanence/) qui parlait du problème de la courte durée du mandat des pasteurs. La durée moyenne du ministère pastoral dans une église était bien plus élevé dans le passé que ça ne l’est aujourd’hui. Et cette tendance à la baisse ne date pas d’hier.

L’auteur se base lui-même sur un ouvrage de David Wells intitulé « No Place For Truth » (pas de place pour la vérité). L’auteur déplore la dégringolade du graphique illustrant la durée du ministère pastoral lors du « passage » (c’est le cas de le dire) dans une église.

Considérez les données suivantes :

- En 1670, la durée moyenne d’un Pasteur (dans un église) était de vingt ans.

- En 1810, la durée moyenne d’un Pasteur était de quinze ans.

- En 1830, la durée moyenne d’un Pasteur était cinq ans.

- En 1860, la durée moyenne d’un Pasteur était moins de quatre ans.

L’auteur poursuit en soulignant les differences criantes de philosophie à l’époque et aujourd’hui, en ce qui concerne la relation entre un pasteur et son assemblée, et la durée de cette relation (à l’époque, équivalent à la durée de vie de ce pasteur).

Ce que m’amène à me poser la question : « qu’est-ce qui a changé pour expliquer cette tendance, où quelle est la cause de ce phénomène? »

Pourquoi est-ce que les pasteurs ne restent pas plus que quelques années dans une église? Parfois même quelques mois… Est-ce que cette alliance entre l’assemblée et le pasteur est d’une nature différente aujourd’hui, est-ce que les gens se lassent d’une seule et même personne après un temps? Est-ce que le pasteur aspire à paître un troupeau qui a un paturage plus vert?

Une chose est sûre, c’est que pour rester plusieurs années (décennies?) dans une même église, le pasteur doit apprendre à régler les conflits au fur et à mesure qu’ils émergent, et doit enseigner la même attitude à ses brebis, sans quoi la fuite sera bientôt le seul moyen de survie. Il faut que la relation soit authentique et grandisse entre les deux parties, que le pasteur soit honnête dans son service, et que l’assemblée apprenne à apprécier ce travail que leur pasteur s’applique à faire.

Encore une chose, pour conclure. Il me semble que c’est une autre raison pour avoir une pluralité d’anciens dans une église, autant que possible, afin d’établir un équilibre, combiner les forces, et contrer les faiblesses les uns des autres.

Bref, c’est un sujet qui porte à réflexion dans nos églises Quel est notre désir, notre vision dans ce domaine?



Infos:
  • Le Québec continue de s'effondrer... ces structures, au moins!
  • Daniel, au 427 et demi, a un article intéressant sur l'esprit des sectes.
  • Pour les amateurs, on connaît maintenant les finalistes de u-20 fifa, avec un affrontement à surveiller. Allez Argentine!!! (allez savoir pourquoi...)