mercredi 23 avril 2008

J'aime le monde

Je suis tombé sur un clip vidéo que je trouve vraiment intéressant, et drôle.
Il s'agit d'une vidéo publicitaire pour Discovery Channel, une chaîne de télévision américaine.Je vous laisse d'abord voir pour vous-même.



Pour ceux qui ne sont pas anglophiles, la chanson dit "j'aime la terre", et les gens donnent des exemples (personnels) de sa beauté.

C'est formidable, n'est-ce pas?
Tout le monde chante la beauté de la terre...

Mais je me demande quelle est la raison de chanter, à qui chanter pour la beauté de la terre? Pourquoi célébrer la création, s'il n'y a pas de créateur?
Comme dirait Ravi Zacharias, qui remercier?

Comment concilier le fait que tout, y compris l'homme, est le fait d'un accident, de transformation moléculaire, et d'un combinaison de chance et de temps, comment concilier ça avec la joie, la reconnaissance, la célébration?

Comment même faire entrer dans l'équation l'amour? J'aime la terre, qu'est-ce que ça veut dire?
Comment aimer, si notre origine n'est que matière? À quel point dans l'histoire est-ce que l'invisible, le personnel, l'affectif a émergé du visible, matériel, impersonnel?

Pour moi, ce qui est montré dans ce clip ne veut rien dire sans Dieu. Il a créé toute chose, il a aimé pour qu'on puisse aimer, il a créé la beauté, et nous a donné l'intelligence pour la contempler.

"Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles ... eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement" Romains 12. 23-25

mercredi 26 mars 2008

Devinette...

C'était lundi, lors d'une émission à la télévision. On pose des questions, et quand on perd, on est éliminé. Jusqu'ici, rien de spécial.
Mais une question a retenu mon attention, et la réponse, surtout.

Son nom commence par un "C".
Il est le fils d'Adam et Eve, et il a tué son frère Abel par jalousie.
Réponse: Christophe!

Après avoir ri un bon coup, de surprise, j'étais vraiment pris de court devant cette réponse. Bon, ce n'est pas très grave en soi, mais quand on y pense, même dans le monde laïque (ou séculier, comme on dit ici), ce récit est un classique, ça fait parti de la connaissance générale.

La question que je me suis posée ensuite fut celle-ci: Si pour ce candidat la réponse la plus évidente à cette question est "Christophe", que répondra-t-il à la question "qui est le sauveur", ou "qui est le fils de Dieu"?

Et c'est là tout le drame. Le peu de connaissance que les occidentaux avaient sur Dieu et la Bible est maintenant réduit à quelques jurons ("sacres"). Nous sommes, comme sociétés occidentales, des champs missionnaires incroyables, nous qui avons pourtant un si riche passé.

C'est une réalité particulièrement importante dans le cadre du témoignage. On ne peut rien prendre pour acquis de la connaissance de l'autre. Si on parle de Dieu, il faut aussi dire qui est Dieu. Si on parle de Jésus-Christ, il faut alors aussi dire qui il est, parce qu'il est un parfait inconnu pour bien des gens.

La où tu es, dans ton pays, là est ton champ missionaire.

vendredi 29 février 2008

Le plan B de la planète

On sait que la planète se réchauffe, il y a des pluies acides, des essais nucléaires, des résidus radioactifs, des guerres, des maladies, des épidémies, des catastrophes naturelles, la fièvre aphteuse...
Je pourrais continuer, mais vous saisissez l'idée.
Ce sombre constat est un peu décourageant, ou au moins alarmant. Qu'adviendra-t-il de demain? Quel monde allons-nous léguer à nos descendants?

Mais heureusement, il y a un plan B, au cas ou les choses tourneraient mal.
Un effort international a été mis en place pour conserver les graines et semences d'une centaine de pays dans le monde, pour éviter qu'elles disparaissent en cas de pépins.

La Norvège a pris le projet en main - projet dans lequel le Canda a investi plusieurs millions de dollars - pour construire une structure capable d'accueillir ces ressources.
Ce coffre-fort, qui se situe sur l'île de Spitzberg (ou Svalbard), dans l'Arctique, a même été baptisé "l'arche de Noé végétale" par les médias.

Cette banque alimentaire a été inaugurée le 26 février. Le journal Libération a décrit l'évènement en disant: « Sans le savoir, la Terre entière vient aujourd'hui de souscrire une assurance-vie écolo »
Vous pouvez lire l'explication du gouvernement norvégien, et voir un plan de la chambre froide.
Selon le père du projet, "on ne voit pas ce qui pourrait mettre en péril cette structure".
C'est rassurant.

Je suis certain que c'est une bonne initiative, sans m'avancer et dire que c'est la plus urgente, ou la plus judicieuse en ce moment, mais le projet en soi démontre au moins la conscience du monde face à sa fragilité.

Mais j'ai de mauvaises nouvelles pour ce plan B: il faudra un plan C, parce que contrairement à ce qu'on pense, ça ne suffira pas.
L'Apocalypse nous décrit ce qui attend la terre, et des copies de spécimens de culture ne pourront pas protéger les hommes de la détresse à venir.

Ce dont on a besoin, ce n'est pas une assurance-vie, mais une vie tout court. Une vie qui ne dépend pas de la clémence de la météo, ni de mes efforts pour survivre en dépit de tout.
La terre dépérit aujourd'hui, mais ça n'a pas toujours été ainsi. La mort est entrée dans le monde avec le péché, et depuis la survie est difficile. Mon péché, et celui des autres, fait de la terre ce qu'elle est. Le péché fait aussi de mon âme ce qu'elle est: perdue.

La seule vraie vie, c'est celle que Dieu nous offre. La vie éternelle, l'assurance du Créateur tout-puissant.

Où est ton assurance?

vendredi 22 février 2008

Prêcher une liste d'exhortations

Je suis en train de prêcher une série de messages dans Romains 12.
La première partie du chapitre est absolument merveilleuse, Paul nous parle de la vie après la nouvelle naissance.
Il a passé de nombreux chapitres à parler du péché, et de ses conséquences.

Il nous dit à présent:
"Comment devrions-nous vivre maintenant que nous avons une nouvelle vie en Dieu?"

J'ai préché cette première partie comme suit:
Rom 12. 1-2 "Mon être entier est à Dieu"
Rom 12. 3-8 "L'adoration dans l'Église"

La seconde partie du chapitre donne une liste de commandements très précis, on n'y retrouve pas moins de 25 exhortations. Ce sont des principes très terre-à-terre, qui répondent à beaucoup de questions quant à la mise en pratique de la vie chrétienne, de l'adoration de Dieu.

Le défi quand on aborde une telle série est de savoir comment diviser le passage pour le prêcher. La tentation est de faire une sorte de survol, en prenant quelques versets, et couvrir la section assez rapidement (puisque les gens se lassent si on reste trop longtemps dans un même passage).

L'inconvénient, c'est qu'on perd énormément en cours de route, parce que c'est difficile d'assimiler autant de matériel en si peu de temps.
Si on prêche 6 ou 7 exhortations dans un message (ce qui fait quand même 4 ou 5 prédications pour couvrir la section), on risque fort de ne se rappeler que d'une infime partie.

Dans un message classique, avec trois points (comme il se doit), on réalise que tout ce que prédicateur dit n'est pas enregistré par l'auditoire, même si les points sont interreliés.
Mais quand il s'agit de plusieurs points indépendants, comme "Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur;" (Romains 12. 9), on peut s'attendre à ce que l'auditoire ne retienne qu'une petite partie, pour peu qu'on prêche 4 ou 5 commandements différents.

L'autre option est de prêcher chaque exhortation avec égale importance, à raison d'un verset ou deux à la fois. Au sein d'un même verset, il y a souvent un lien entre les différents points, et on peut en aborder deux ou trois dans un message. Je ne crois pas qu'on devrait choisir quelle exhortation est digne d'être prêchée et laisser les autres de côtés? Chacune est vraie, et utile, et nécessaire.

C'est ce que j'ai choisi de faire; ça fait maintenant 4 messages que j'apporte avec ces exhortations, et je trouve que le résultat est bénéfique pour tous, moi en premier.

Voici mon découpage de Rom 12 jusqu'ici:
- v. 9
- v. 10-11
- v. 12
- v. 13-14

Et on verra pour la suite...

Certainement Dieu nous a donné ce passage, et les autres du genre, pour une bonne raison: façonner notre coeur.
Si on lit la section rapidement, l'impact ne sera pas très grand, et les nombreuses vérités ne seront pas ancrées dans nos coeurs.
Mais si on prend le temps de méditer chaque point, de chercher à le comprendre, et de laisser Dieu transformer notre caractère, quel bienfait nous pouvons en retirer. Il veut changer notre coeur, transformer notre pensée; laissons-le faire.

"Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait." (Romains 12. 2)

Pour être transformé, ça prend du temps. Et même si c'est un peu long, ça vaut la peine, si ça nous permet de discerner la volonté de Dieu, et d'ainsi mieux l'adorer.