samedi 19 juillet 2008

Dieu a rappelé son serviteur - partie 1


Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2008, John Stauffacher est parti rejoindre le Seigneur, après plusieurs mois de lutte contre un cancer.

Il n'était pas un géant, ni un génie. Il n'avait pas une éloquence qui lui ait donné une renommée internationale, et sa plume n'a produit aucun best-seller.

Il était un serviteur fidèle de son Sauveur Jésus-Christ.

Et la plus grande chose qu'il ait faite est de m'avoir transmis sa passion pour Dieu, sa Parole, et les âmes. C'est la chose la plus extraordinaire qu'il ait accomplie, parce qu'aujourd'hui, des centaines d'autres personnes pourraient rendre le même témoignage.

John a passé la majeure partie de sa vie comme missionnaire en France, comme implanteur, pasteur, et professeur et directeur de l'Institut Biblique et Pastoral Baptiste d'Algrange.

C'est dans ce contexte qu'il a été mon professeur, mon modèle, mon conseiller, et mon ami.

Lui et son épouse Margareth ont été au service de l'église en France, puis ont servi plusieurs années dans l'Institut d'Algrange pour former des ouvriers.

Outre son exemple comme étudiant de la Parole de Dieu, une chose caractérisait John: l'humilité.

Et de cette qualité en a découlé bien d'autres, mais si une qualité est nécessaire au serviteur de Dieu, c'est celle-ci. Et John est un des hommes qui a le mieux illustré ce trait de tempérament.
Il était un homme respecté de tous, et pourtant il a tondu l'herbe dans le misérable jardin de l'école. Il était le plus âgé au milieu de nous, et pourtant il s'acquittait des tâches les plus ingrates, sans se demander si s'était à lui de le faire. Et bien souvent, ce n'était pas à lui. Et c'est ainsi qu'il nous a appris, sans crier, sans se plaindre, à servir les autres.

John n'aurait pas aimé d'éloges, alors je me contente de déclarer ce que j'ai vu.

Dieu a pris un homme, qui n'était ni fort ni sage aux yeux du monde, et en a fait un puissant outil entre ses mains, pour sa gloire.

Merci Seigneur de nous avoir prêté John pendant ces quelques années, parce que son influence a contribué à ma sanctification, et celle de beaucoup d'autres.
Et c'est ce que Dieu demande de ses serviteurs.

Qui sera le prochain John? Qui sera le prochain homme obéissant que Dieu utilisera pour son œuvre? Qui se lèvera pour servir Dieu?

Et je suis persuadé que Dieu, dans sa fidélité, pourvoira.

"Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson."
(Mat 9. 37-38)


mardi 8 juillet 2008

Des témoignages sur carton

J'ai reçu cette vidéo (merci à mon fournisseur), et je voulais la partager. Ça m'a beaucoup touché. Gloire à Dieu!

mercredi 14 mai 2008

Écoute-toi parler!


Une des expériences les plus utiles dans le domaine de la communication, est de s'écouter quand on parle publiquement, et plus spécifiquement quand on prêche.
On a tous des manières, des tics, des expressions qui reviennent trop souvent, et la plupart du temps on ne le réalise pas.

À notre église, nous avons eu l'habitude d'enregistrer les prédications sur des cassettes pour que les absents, dont ceux qui s'occupent des enfants, puissent écouter le message plus tard. Il y a eu une amélioration significative il y a quelques mois quand une équipe a mis sur pied un système pour mettre les prédications sur le site internet de l'église.

C'est donc devenu très facile d'écouter les prédications, à n'importe quel moment, même si on a oublié de réserver la cassette.

J'en profite donc maintenant, de temps en temps, pour m'écouter parler. Je dois avouer que je n'aime pas beaucoup faire cet exercice, parce que c'est désagréable d'entendre tout ces défauts que je ne soupçonnais pas, mais c'est très utile. J'entends bien des choses que je ne réalise pas quand je parle. Mes écouteurs deviennent mes plus fidèles, mais aussi mes plus sévères critiques. L'idéal, et je cherche encore comment le faire, serait de filmer la prédication, pour non seulement entendre, mais aussi voir ce que je pourrais changer. Bien des tics et manières sont visuels, physiques.

Bref, si vous avez l'occasion de prêcher, ou d'apporter des études, et que vous cherchez des moyens de vous améliorer, voilà une manière de le faire.

mercredi 23 avril 2008

J'aime le monde

Je suis tombé sur un clip vidéo que je trouve vraiment intéressant, et drôle.
Il s'agit d'une vidéo publicitaire pour Discovery Channel, une chaîne de télévision américaine.Je vous laisse d'abord voir pour vous-même.



Pour ceux qui ne sont pas anglophiles, la chanson dit "j'aime la terre", et les gens donnent des exemples (personnels) de sa beauté.

C'est formidable, n'est-ce pas?
Tout le monde chante la beauté de la terre...

Mais je me demande quelle est la raison de chanter, à qui chanter pour la beauté de la terre? Pourquoi célébrer la création, s'il n'y a pas de créateur?
Comme dirait Ravi Zacharias, qui remercier?

Comment concilier le fait que tout, y compris l'homme, est le fait d'un accident, de transformation moléculaire, et d'un combinaison de chance et de temps, comment concilier ça avec la joie, la reconnaissance, la célébration?

Comment même faire entrer dans l'équation l'amour? J'aime la terre, qu'est-ce que ça veut dire?
Comment aimer, si notre origine n'est que matière? À quel point dans l'histoire est-ce que l'invisible, le personnel, l'affectif a émergé du visible, matériel, impersonnel?

Pour moi, ce qui est montré dans ce clip ne veut rien dire sans Dieu. Il a créé toute chose, il a aimé pour qu'on puisse aimer, il a créé la beauté, et nous a donné l'intelligence pour la contempler.

"Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles ... eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement" Romains 12. 23-25